Philippe de Villiers - Fondateur du Puy du Fou - Écrivain

Philippe de Villiers

Biographie

Au milieu des années 1980, on le qualifiait de «gauchiste de droite» parce qu'il plaçait le fait culturel au premier plan de ses préoccupations en un temps où triomphait l'idéologie du «tout gestionnaire». Vingt ans plus tard, on le dit «populiste» parce qu'il dénonce les dangers que fait peser sur nos libertés fondamentales, «l'islamisation» de la société. Entre temps, on l'aura vu sur tous les fronts : s'attaquant à la corruption politique - ce qui lui vaudra autant d'ennemis à droite qu'à gauche - ou dénonçant en 1992, le traité de Maastricht - au nom de cette «autre Europe» que plébisciteront les Français lors du référendum de 2005 - ; déclarant la guerre aux bateaux poubelles qui polluent nos côtes ou interpellant les multinationales de l'agrochimie à propos des neurotoxiques qu'elles imposent à l'agriculture, au risque d'éradiquer des centaines d'espèces ; la défiscalisation loi pinel et l'immobilier locatif...

(Extrait de Eric Branca et Arnaud Folch, Le Mystère Villiers, Biographie, Ed. Le Rocher, 2006)

Curriculum Vitae

Maîtrise de droit (1971). Diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris (1973). Ancien élève de l'École nationale d'administration (ENA) (1977).

Administrateur civil au ministère de l'intérieur (1978). Directeur de cabinet du préfet de Charente-Maritime (1978). Sous-préfet de Vendôme (1979-1981).

Créateur et président du mouvement "Combat pour les valeurs" (1992). Créateur et président du Mouvement pour la France (1994).

Élu conseiller général (1987). Conseiller général (1988-2010). Président du conseil général de la Vendée (1988-2010).

Député de la Vendée (1987-1988). Réélu député de la Vendée (1993, 1997 et 2002).

Secrétaire d'État du gouvernement français auprès du ministre de la culture et de la communication (1986-1987).

Député au Parlement européen (1994). Réélu député au Parlement européen (1999, 2004 et 2009).

Créateur de la Cinéscénie du Puy du Fou (1977). Créateur de la radio Alouette FM (1981). Créateur de l'école de communication Sciences Com à Nantes (1984). Créateur du grand parc du Puy du Fou (1988).

Auteur d'ouvrages: "Lettre ouverte aux coupeurs de têtes et aux menteurs du Bicentenaire", "La chienne qui miaule", "Notre Europe sans Maastricht", "Avant qu'il ne soit trop tard", "La société de connivence", "Dictionnaire du politiquement correct à la française", "L'Aventure du Puy du Fou", "La machination d'Amsterdam", "Vous avez aimé les farines animales, vous adorerez l'euro", "La 51ème étoile du drapeau américain", "Quand les abeilles meurent, les jours de l'homme sont comptés", "Les turqueries du grand mamamouchi", "Les mosquées de Roissy", "Une France qui gagne", "Les Secrets du Puy du Fou", "Le Roman de Charette", "Le Roman de Jeanne d'Arc".

Philippe de Villiers, l’enquête. Au milieu des années 1980, on le qualifiait de « gauchiste de droite » parce qu’il plaçait le fait culturel au premier plan de ses préoccupations en un temps où triomphait l’idéologie du « tout gestionnaire ». Vingt ans plus tard, on le dit « populiste » parce qu’il dénonce les dangers que fait peser sur nos libertés fondamentales, « l’islamisation » de la société. Entre temps, on l’aura vu sur tous les fronts : s’attaquant à la corruption politique – ce qui lui vaudra autant d’ennemis à droite qu’à gauche – ou dénonçant en 1992, le traité de Maastricht (au nom de cette « autre Europe » que plébisciteront les Français lors du référendum de 2005) ; déclarant la guerre aux bateaux poubelles qui polluent nos côtes ou interpellant les multinationales de l’agrochimie à propos des neurotoxiques qu’elles imposent à l’agriculture, au risque d’éradiquer des centaines d’espèces. Philippe de Villiers finira-t-il broyé par tant d’insolence ou l’élection présidentielle lui offrira-t-elle l’occasion de récolter les fruits de son obstination à creuser son sillon ? Avant que ne s’engage le grand tournoi de 2007, il était temps de s’intéresser, autrement que par des clichés, à ce personnage aussi irritant qu’attachant. Irréductible, en tout cas, aux catégories ordinaires du jeu politico-médiatique. Il est aussi, en creux, un état des lieux de la droite à la veille de la grande alternance. Celle qui – au-delà de l’homme ou de la femme élue – fermera définitivement le chapitre du chiraquisme politique.
LE MYSTÈRE VILLIERS, PAR ERIC BRANCA ET ARNAUD FOLCH (ÉD. DU ROCHER, 2006)

Livres

Le roman de Jeanne d'Arc, Editions Albin Michel

Pour rendre à Jeanne, au-delà de la place qu’elle occupe dans l’Histoire, un peu son humanité et de sa fragilité, Philippe de Villiers est parti sur ses traces : il a visité et revisité Domrémy, Chinon, Orléans et Compiègne, Le Crotoy et Rouen. Il a longé la Loire, refait la route du Sacre et celle de la capture. Il s’est imprégné de l’air qu’elle a respiré, a renoué avec sa langue, son univers, les saisons de son enfance. Il a relu les dernières minutes du procès et s’est laissé habiter par la force unique de cette guerrière.

Avec le style et le panache qui ont fait le succès du Roman de Charette et du Roman de Saint Louis, Philippe de Villiers dessine ici le portrait d’une Jeanne loin des stéréotypes, celui d’une âme simple et portée par la grâce, tout entière vouée à la sincérité de son combat – à l’amour de son pays, la France.

Le roman de Saint Louis, Editions Albin Michel

« Je rêvais de retrouver la trace et l’image d’un Saint Louis à l’humanité sensible, un Saint Louis de chair, à figure humaine. Le temps, en l’élevant au-dessus de nos natures, lui a peut-être rendu un mauvais service. Il m’a imposé d’aller puiser aux sources les plus authentiques. Là où repose le trésor des paroles vivantes, laissées par les premiers témoins. Ceux qui ont vraiment connu le roi Louis IX, qui l’ont approché, accompagné depuis l’enfance jusqu’au trépas. J’ai remonté le filet d’eau vive. Je n’ai rien inventé. Ni les événements, ni les personnages, ni même l’insolite. Il m’a fallu plonger dans l’époque, en étudier la vie quotidienne dans ses moindres détails, sentir battre les passions, pour faire revivre un Saint Louis de notre temps. »

Le Roman de Charette, Editions Albin Michel

« Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais »
« Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais » : la vie de François-Athanase Charette de la Contrie est à l’image de sa devise. Vendéen comme lui, Philippe de Villiers nourrit depuis longtemps un attachement tout particulier pour ce héros dont le destin fait écho à sa propre histoire familiale. Au point de s’identifier à lui et de ressusciter, sous forme de mémoires imaginaires, la vie aventureuse de cet homme aussi séduisant qu’intrépide, fidèle envers et contre tout à une cause : « la Patrie, la Foi, le Roi ».
De sa brillante carrière dans la Marine royale, intégrée à l’âge de quatorze ans, à ce jour de 1793 où, à la tête d’une troupe de paysans du Marais breton, Charette part à l’assaut de la République, Philippe de Villiers ressuscite la flamboyante épopée d’un homme dont l’audace et le courage, la personnalité singulièrement libre et moderne, n’ont pas fini de fasciner. Philippe de Villiers, pour Le roman de Charette, est en lice pour le Prix Hugues Capet 2013.